Sourire

Sourire, rire, avoir des crampes au visage et au ventre… recommencer. Tous les jours, dès qu’un creux se profile, saisir l’opportunité, l’instant, et sourire.
Encore plus aujourd’hui, qu’hier. Encore plus ici, à Bruxelles, en ce début printanier.

Thich Nhat Hanh, célèbre moine bouddhiste vietnamien et militant pour la paix, n’a de cesse de nous en parler : pratiquer le sourire pendant la méditation aide à se sentir plus ouvert et plus en paix à l’intérieur de soi.

Comment désirer sourire quand tout n’est plus que souffrance ? quand on s’éteint et qu’on meurt intérieurement tant les événements de la vie nous bouleverse.
Pas évident, même contre nature dis !

S’il arrive que l’actualité nous emporte dans les recoins les plus sombres de notre personne, le voyage en sens inverse reste toujours possible, et heureusement d’ailleurs.
Accueillir sa peine, lui laisser sa place pour qu’elle puisse s’exprimer, oui. C’est la première étape, plus ou moins longue selon les cas et les personnes.
Ensuite vient un temps où l’horizon est plus dégagé, cela laisse alors la place à autre chose. Petit à petit la vie reprend. Un peu comme avec la nature ces jours-ci.

Dans un ultime effort, comme pour renaître de ses cendres… sourire.
Même si on pense qu’on ne doit pas le faire, que c’est mieux de rester terré dans sa peine.
Lâcher la culpabilité pour ramasser la félicité. Défier les regards, les qu’en dira-t-on. Oser.

Quand je souris je dégage les gravas accumulés dans mon monde intérieur ;
Quand je souris je détends tout mon corps ;
Je me laisse l’opportunité de goûter aux meilleures saveurs de la vie, gratuites et abondantes ;
Quand je souris, et parce que l’humain/l’humanisme c’est très contagieux, je génère d’autres sourires et d’autres joies autour de moi.

Je me donne au monde, et je donne au monde, et ça ne s’arrête plus.

Qian Hongyan

Beaucoup trop de gens en souffrance manquent de sourires sincères, qui viennent du cœur, et qui guérissent. Ne sous-estimons pas la force de ce geste tout simple et tout naturel, regardez les enfants autour de vous, ils n’arrêtent presque jamais.
Alors sortons nos plus belles dents, laissons-nous remercier la vie pour ce qu’elle nous apporte et nous offre de vivre. Malgré tout.
Quand vous serez prêt, allez-y !

Je vous laisse avec un petit exercice simple et puissant à pratiquer aussi souvent que possible, du maître Thich Nhat Hanh. Merveilleuse journée à vous !

Vivien

« En inspirant, pensez “inspire”, afin d’avoir une conscience plus vive de l’air qui pénètre dans votre corps.

En expirant, pensez “expire”, tout en étant conscient de l’air expulsé hors de votre corps. Ces mots sont des guides, ils vous rappellent de respirer dans l’instant présent. Répétez : “Inspire, expire”, jusqu’à ce que vous remarquiez que votre concentration est devenue paisible et ferme. Ensuite, pensez “profondeur” pendant l’inspiration et “lenteur” pendant l’expiration. Respirez plusieurs minutes en répétant : “profondeur, lenteur”, puis procédez de même avec “calme, bien-être” et “sourire, apaisement”. Enfin, achevez le cycle par “instant présent, instant merveilleux”. »

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