Wonderland : de retour vers les merveilles

L’actualité chahutée de ces derniers jours ne m’a pas laissé beaucoup de répit. Littéralement collé aux infos de dernière minute, je réalise mieux l’importance de décrocher et de revenir à des occupations plus apaisantes. Alors, qu’est-ce que je choisis pour atteindre cet état ? en plus de bien respirer 🙂
Je prends soin de ma sensibilité pardi !

Quand j’étais plus jeune, dans mon enfance, et même encore aujourd’hui en fait, j’adorais me laisser partir dans mon imagination. Voyager dans des univers tous plus beaux les uns que les autres et retranscrire cela par le jeu me plaisait beaucoup. C’est plus ou moins ces sensations là que j’ai retrouvé, et peut-être même une part de mon histoire, dans le récit autobiographique de la vie de Tom Tirabosco qu’il a soigneusement retranscrit dans sa bande dessinée « Wonderland ».

Wonderland

Tom est un dessinateur de bande dessinées suisse né en 1966 en Italie, il a un style de dessin qui sort de l’ordinaire. Je ne suis pas expert en bd, mais cela ajoute un charme supplémentaire à l’ouvrage et permet une plus forte immersion dans le monde de l’imaginaire.

On suit donc Tom et sa petite famille de ses plus lointains souvenirs jusque son adolescence. Difficile de ne pas se projeter dans son récit, difficile de ne pas repasser dans sa tête sa propre histoire. Qu’elle soit similaire ou non, cela n’a pas d’importance, ce qui est magique c’est d’être réveillé dans notre passé et plus particulièrement dans toutes les choses qui ont fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui.
Tantôt à se chamailler avec son frère, tantôt à s’affirmer face à ses parents, et donc à gagner en autonomie, c’est une part de nous-même que l’on découvre à travers les pages et les traits de Wonderland.

Prendre soin de sa sensibilité, se faire plaisir avec ce qui nous fait vibrer. VIBRER !
Ce n’est pas à négliger, encore moins ces jours-ci.

L’essence

En voyageant dans son histoire, c’est le cœur de l’auteur que l’on atteint, et c’est sans doute ce qu’il a voulu révéler. Tout en douceur, tout en finesse, et avec une grande humilité.
Repasser le film de sa vie est loin d’être inintéressant. On se rappelle les grandes lignes, mais on peut surtout en apprendre sur nous et nos fondations, ce qui a fait que l’on est comme on est aujourd’hui. Les choix, les aspirations profondes de l’être qui nous ont pousser dans une voie et pas une autre (ou qui finiront par le faire peut-être un jour, si on écoute bien), cette joie profonde et vivifiante de se dire que l’on est à notre juste place. Que finalement ce n’est pas si mal, et que l’on contribue à notre manière à faire grandir et s’humaniser un pas plus loin notre société. Et bon sang, elle en a bien besoin de plus d’humanité.

« Mon chemin de croissance »

Je le retrouve dans ces pages, quand je ferme les yeux, quand j’accompagne des personnes en recherche, en quête de sens. Ce sens de la vie qui peut faire cruellement défaut à certains et les faire dévier vers leurs ombres les plus noires. Pourtant c’est à portée de main, là, en nous. Il reste à être motivé et déterminé pour le rejoindre et l’actualiser. Evidemment, des relations vitalisantes, des personnes capables de voir le meilleur de vous, là où vous n’êtes même pas encore arrivé, ça aide grandement.

Envie… en vie. Nous sommes en vie !
Pas pour en faire n’importe quoi. Et pas pour toujours non plus.
Alors, c’est notre responsabilité d’assumer ce rôle d’humain en devenir. Perpétuellement en croissance, jusque notre dernier souffle.
Honorons le cadeau qui nous a été donné, transmettons nos étincelles de joie et d’amour tout autour de nous.

Vivien

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